Archive for February 2014

Devour The Day - Time & Pressure
























2014
Fat Lady Music
Spotify | Deezer | Web

Ce soir j'avais envie d'un truc qui décrasse les  oreilles, histoire de ne pas saturer sur le reste, alors je me ballade  un peu sur mes sites habituels et je tombe la dessus. Devour The Day est américain, et Time & Pressure est leur premier album. En écoutant, j'avais dix ans de moins, je me revois jeune lycéen, écoutant Slipknot, Manson, Nine Inch Nails, Staind, Nickelback, From First To Last ou Static X, et je suis tout mélancolique.
Ce groupe possède une bonne maîtrise de ses instruments, une production léchée et le bon dosage de voix de style émo qu'il faut pour en faire illico ma madeleine de Proust de ce soir. Rien de nouveau sous le soleil, sinon une bonne énergie, un son qui dépote, hyper efficace comme un litre de nitro dans un moteur, et moi qui gesticule dans mon fauteuil comme un con, mais qu'est ce que c'est bon de temps en temps !


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Alpes - Dream Ocean EP
























2014
Deaf Rock Records
Spotify | Deezer

Premier effort des niçois sur le label Deaf rock records, Alpes affirme son style après un premier EP sortit en 2011 en forme de clin d’œil aux Artic Monkeys. Cette fois, ils ont teinté leur énergie d'une pointe de ce rock planant qui me plait tant. Loin d'une transformation radical, on y retrouve ainsi tout ce qui faisait le charme de leurs premier EP, la maturité des compositions et de la musique en plus. Si des chansons comme "Tell Me Why" ou "Facing The Crowd"  sont des petits brûlots rock'n'roll, nerveux et  incisif, des titres comme "Don't Salt My Meal With Your Tears"  ou "Memory Box" sont les preuves efficace d'un changement de style réfléchis et en douceur. 
Il n'y à pas grand chose de révolutionnaire dans la musique de Alpes, seulement la conviction d'un groupe qui prend son temps pour composer de belles chansons et faire évoluer son style avec intelligence et parcimonie.  Un disque à écouter, puis à ré écouter dans les moments de mélancolie, vous savez bien.


Pays/territoire : Nice, France
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Cheatahs - Cheatahs
























2014
Wichita Recordings
Deezer | Web | Tumblr

Pendant ce temps là de  l'autre coté de la manche, un groupe américain sort son premier album, bercé de post punk, de shoegaze, et d'une pointe de rock FM, Cheatahs est la grosse bonne surprise de la fin de la semaine. Signé sur Wichita Recordings ( Best Coast, Cloud Nothing, Simian Mobile Disco, Bloc Party ...), le premier effort du groupe se présente sous la forme d'un brulôt de quarante cinq minutes, hommage à My Bloody Valentine ou à cette frange un peu batarde de la musique des années 90's.
Un S/T tout en maîtrise avec ce son caractéristique, qui grésille un peu, ça sent les enregistrements dans le garage, les potes et  plein de bière, soit un trio forcément gagnant. 
Faisant  preuve d'un talent insolent, le groupe délivre un perfect, ou chaque pistes mérite qu'on s'y intéresse (nonobstant la petite  intro de rigueur), et atteint le sommet sur des titres comme "The Swan" ou "Get Tight", défonçant tout sur son passage. Un pur moment de plaisir abrasif et décapant qui ne laisse pas indifférent l'amateur que je suis.



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Weerd Science - Red Light Juliet Broadcast 2: Steady Straight Lights​/​Sudden Dark Turns
























2014
Weerd Science Autoprod
Bandcamp | Web

C'est vrai que sur la black box, on parle assez peu de rap. La faute, sans doute, à une méconnaissance totale du style (je plaide coupable) et à certains a priori aussi sur le style de musique, aussi. toutefois, quand il arrive, par le plus grand des hasards, alors que j'explore le web en quête de musique pour étancher ma soif, de tomber sur des petites perles.
Weerd Science, je connait pas, ou presque, mais cette phrase assénée en guise d'ouverture me parait un résumé assez descriptif et concis : "Weerd Science is Josh Eppard". Soit un multi instrumentiste bourré de talent, capable de délivré son flow à la façon d'un Eminem, capable de composé des morceaux tous meilleurs les  uns que les autres, à milles kilomètres des instru basique que j'entend trop souvent quand je tend l'oreille de ce coté ci de la musique. Mais j'y connait rien , je le répète, pourtant, j'arrête pas d'écouter cet album, et je vous conseille d'en faire autant.


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PlainFire - But When The World Fail
























2014
PlainFire (autoprod)
Bandcamp

Le talent n'est pas forcément dans les grosses productions, on le sait que trop bien. Dernièrement, beaucoup de mes coups de coeur provenaient de la sphère indé, de ces musiciens qui composent dans leurs coins, qui bidouillent du son, qui composent, écrivent et jette leurs productions sur la toile sans rien attendre en retour.
PlainFire est un mystère. De l'homme derrière le nom, on ne sait que ce qu'il nous lâche du bout des doigts. Originaire d'une petite ville du Nebraska, au coeur des Etats Unis, l'homme est influencé par des groupes comme Cloudkicker ou Explosion In The Sky .
Disponible sur la page bandcamp , l'abum est téléchargeable gratuitement, ou bien au prix que vous souhaitez y mettre. Nonobstant la qualité de l'album, il mérite largement rétributions.
Plus de cinquante minutes pour dix pistes, l'album est une avalanche d'ambiance post rock et ambiant dans le plus grand style de ces genres. On est très largement au dessus du lot.
Chaque piste est une histoire, elles peuvent être interpréter de différentes façons selon l'auditeur et son état d'esprit. On y raconte une histoire, d'amour, de peur, de chagrin, d’espoir, de ténèbres et de lumière. Quand les mots échouent  à raconter ce que l'on ressent, la musique prend le relais, avec beauté.
Un album qui laisse sur le cul par sa qualité et qui mériterait d'être mis en avant partout, je m'en fais déjà l'ardent  promoteur.

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SUNN O))) & ULVER - Terrestrials
























2014
Southern Lord
Deezer | Bandcamp | Web

a seared red sea 
dead history is 
delivered and divided 
in the line of the nile 
pythagorean egypt 
raised the house 
of hades and the dead 
opened the book 
in sinai sin is a 
golden nature 
a liminal animal 
existing in exile 
for forty years 
the desert rests 
listen silent 
let the letters tell 

Et puis rien. C'est sur ce poème inquiétant que Sunn o))) présente cet EP de 35 minutes en collaboration avec Ulver. Soit trois pistes qui emporte tout sur leurs passages, le délire bruitiste d'un prêtre fou dans une église en flamme, sur un déluge de guitares hyper saturées et de claviers malsains. Une musique de fou pour un groupe qui nous à habitué à de très bon disques dans cette trempe là. La suite logique en quelque sorte.


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Broken Bells - After The disco
























2014
Columbia
Spotify | Deezer | Web

Après un album très réussit parut en 2010, Broken Bells revient avec un nouvel album aux accents plus electronique et dance floor, la voix se fait plus aigu et la production s'aseptise. Car malgré quelques bonnes surprises en début d'album ( l’enchaînement de Perfect World, After The Disco et Holding  On For Life est juste jouissif), l'album perd en consistance au fur et  à mesure. La production, aussi bonne soit elle, laisse au final une  impression de vide clinique. Non que ce soir un mauvais album, au contraire, manque l'étincelle, la magie, ou je ne sais quoi qui ferais sortir ce dernier du lot, aussitôt écouter, aussitôt rangé. Dommage.

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Mondkopf - Hadès
























2014
In Paradisium
Soundcloud | Web

Ha, depuis le temps que je l'attendais celui là ! Bon dieu que c'est bon, bon dieu que c'est français ! Histoire d'être un peu musicalement patriote. Hadès est le quatrième album de Mondkopf, Dj et compositeur parisien de 28 ans répondant  au nom de Paul Régimbeau. Après le succès grand public de Rising Doom, j'avais suivi de loin la suite des événements, la création du label "In Paradisium", véritable  niche de talents, et les quelques EPs et tracks lâchés un peu comme ça chez les copains. 
Mondkopf fait parti de cette nouvelle scène décomplexée  qui assume pleinement son coté intime et si peu grand publique. Loin de tendre la mains vers les majors du disque, il semble au contraire s'en éloigner de plus en plus. Ces mecs là produisent leurs sons dans leurs coins, ils les mettent en ligne sur des plateformes de ventes et d'écoutes privées (soundcloud, bandcamp), et, tout en court circuitant le système, arrivent à se produire dans les clubs en France et à l'étranger en organisant eux même leurs dates, leurs shows. Ainsi, les soirées In Paradisium, même si elles n'attirent que des initiés, ne désemplissent  pas et sont la marque du succès du label et de l'estime qu'un certain publique curieux lui porte. Le Label propose ses disques en vente sur la plateforme bandcamp à des prix toujours honnêtes et abordables, ainsi que de nombreuses éditions limitées en vinyles et disques pour les plus acharnés. Il va s'en dire que j'ai déjà pré commandé ma copie du disque ( 1000 exemplaires uniquement, aucune ré impressions !)

Passé les interrogations liées  à l'artwork du disque (sans doute un tas de cendres, qui donne déjà le ton), on plonge avec curiosité et appréhension dans un monde qu'on devine d'avance glauque et terrifiant. L'aventurier sonore ne sera pas déçu du voyage, car tout au long de ces quarante deux minutes de techno et de dark ambiant, on nous ballade allègrement entre désespoir et obscurité, auquel toutefois on n'oublie pas d'ajouter quelques lumières.
L'album marque un tournant dans la carrière de Mondkopf, c'est à la fois ce qu'il à créer de plus sombre et cryptique, il transcende facilement la frontière entre lumière et ténèbres dans une ambiance religieuse qui prête à penser au jugement dernier. Jusqu'au bout, on espère un revirement de situation, comme dans un film, jusqu'au bout, on à envie de croire qu'une lueur d'espoir va faire son apparition, mais peine perdu. Car les morceaux s’enchaîne, plus beaux les uns que les autres, et enfonce toujours plus loins Dante dans les enfers.
C'est un disque formidable de désespoir, un hymne vibrant aux moments les plus sombres de l'existence, qui donne envie, à part égale, de se battre contre la fatalité et de s'abandonner à elle. A mi chemin entre lumière et ténèbres, comme je disais.


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James Vincent McMorrow - Post Tropical
























2014
Believe Recordings
Deezer | Spotify | Web

Tient, on me fait savoir dans mon oreillette que James Vincent McMorrow à changé la formule, voyons cela tout de suite. Car de Folk, il est est toujours bien question sur cet album, même si les ambiance se font plus éthérées et douce. Mais dans la trame, c'est bien de folk qu'il s'agit. Soucieux de se mettre en danger pour ne pas prendre le risque de se répéter, JVM s'est donc enfermé dans une ferme au Texas pour accoucher de ce Post Tropical en forme sucrerie douce amère, toujours à la limite de la joie mais n'osant pas franchir le pas, mélancolique et éclectique.
Il m'a fallut du temps pour apprécier cet album, de la persévérance, ou peut être devais-je juste me trouver, à un moment, dans le bon état d'esprit. Car c'est bien de cela qu'il s'agit aussi, ne l'oublions pas. Fournit de mille détails, comme ces batteries mid tempo électronique, ces claviers doux et vaporeux  ou cette harpe discrète, ce qui marque le plus dans cet album, c'est bien la qualité de la voix. Bouleversante, émouvante, ou enivrante sont des adjectifs qui conviennent  parfaitement à cette dernière tant elle semble claire, cristalline et sans  limite. C'est tout simplement une performance qui m'a laissé scotché à mon fauteuil. Rarement une voix chanté ma autant ému, rarement j'aurais apprécier un album à ce point là après l'avoir tant écouté. Ce qui me prouve bien qu'il faut  parfois être persistant. Allons donc, écoute, et toi aussi laisse toi séduire, tu ne le regretteras pas.

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Revival Hymns - Pauhu






















2014
Riku Records
Bandcamp | Web

Pauhu signifie "grondement", en finnois. De grondements, il est question dans cet album hybride, fruit du travail d'un quintet de finlandais ambitieux qui s'est donné pour but, je cite, de "créer des paysages sonores et des ambiances dynamique allant des moment de réflexions introverties aux mur de bruits ravageurs".
L'album est un bien bon mélange d'indie, de shoegaze et de post-rock, avec une curieuse façons de mettre en avant les percussions. C'est ce coté foutraque qui m'a attiré dans l'album et qui m'a fait l'apprécier au fil des écoutes.  Pauhu délivre ses mélodies avec autant de sauvagerie que de douceurs, et possède cette urgence typique qui en fait  un album vrai qui va droit au but et qui devrais satisfaire les fans de Frames ou Sleepmakeswaves.

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Temples - Sun Structures
























2014
Heavenly Recordings / PIAS
Grooveshark | Web

J'en entend parler depuis des mois, de Temples, impossible de traîner sur  la blogosphère indie sans tomber sur ce nom répéter encore et encore comme le messie psych/pop anglais.

Alors c'est clair que c'est bon, une seule écoute suffit  pour être convaincu de la qualité de l'album. Pour  un premier jet, Temples place la barre très très haut et certains n'hésitent pas  à parler de futur classique du genre, et je suis près  à donner fois à leurs déclaration. Fans de Tame Impala, vous vous jetterez sur cet album en attendant la prochaine galette de votre groupe favoris, quand au reste, vous apprécierez les composition léchées, ce relent 70's qui n'est pas désagréable, l'utilisation intelligente des claviers pour rendre les  morceaux encore plus  prenant. Merde, tout dans cet album me donne l'impression que Temples débarque  littéralement des 70's. Sans être anachronique, avec un son vintage assumé, Temples redonne au contraire une nouvelle fraîcheur au genre et porte bien haut les couleurs de son genre. Sans doute les nouveaux chouchous de l’Angleterre.

On sait qu'un premier album est généralement  mûrit  pendant des années, ce qui exlique en parti l'inspiration et  la très haute qualités de ces derniers, en général. Maintenant, je ne demande que deux choses aux anglais, qu'ils continuent de faire des albums de cet acabit, et que contrairement à Tame Impala, ils  livrent des  performances live  à la hauteur de leur musique.

 

Pays/territoire : Angleterre, Royaume-Uni
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PilotPriest - Darknet Original Soundtrack Recording
























2014
Autoprod
Bandcamp | Soundcloud

Peu ou pas d'informations sur Pilotpriest , si ce n'est un nom : Anthony Scott Burns, et une ville, Toronto. On apprend en cherchant  un peu qu'il est également réalisateur et designer. Un tour sur sa page facebook montre à quel point le personnage aime la discrétion, au vu de sa faible  participation aux différents réseaux sociaux. 
Darknet, on ignore si c'est un projet, une vrai bande originale ou le trip halluciné, cryptique et sombre d'un cosmonautes en plein délire paranoïaque, à la dérive dans l'espace. Mon instinct me dit que c'est plutôt pour la dernière  proposition que mon cœur balance, tandis que l'écoute de l'album m'emporte pour près de quarante cinq minutes de musiques ambiant des plus sombres et des plus glauques que j'ai entendu. Une histoire se  joue en arrière plan de l'album, ou une tragédie, plus vraisemblablement. Beaucoup des pistes sont froides et invitent à la contemplation, le visage collé  à la vitre ou la  pluie ruisselle en cascade, ou mieux, dans les immensité de l'espace ou l'esprit humain lutte pour ne pas sombrer dans la folie face  à l’infinité de l'univers qui s'impose  à lui sans préambule ?
Voyage autant intérieur qu'extérieur, Darknet ne possède peu ou pas de fils directeurs. A force d'y réfléchir, j'ai compris pourquoi j'aimais autant cet album. C'est qu'il me rappelle le travail de composition de Trent Reznor  pour le film The girl with the dragon tatoo , entre autre, ou encore le musical et envoûtant GHOST I-IV, car c'est bien de cela qu'il s'agit. Au final, qu'importe si Darknet soit quoi que ce soit d'autre qu'une bande originale inventée de toute  pièces pour un film qui n’existe pas, puisque le film, il est bien là, dans nos têtes, quand  on écoute l'album, et c'est un très bon film.




Pays/territoire : Toronto, ON, Canada
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